CYSOING SAINGHIN BOUVINES BASKET Club de basket des communes de Cysoing et Sainghin en Mélantois

L'histoire du CSBB

Quarante ans de basket. Quatre décennies d'histoire

Article paru dans Yellow Mag (#18) à l'occasion des 40 ans du club

Comme beaucoup le savent aujourd’hui, les début sportifs de notre association ont pris corps sur le feu terrain de basket de Bouvines. En 1972, l’Amicale Laïque de Bouvines qui regroupait plusieurs disciplines depuis presque vingt ans, vit naître (poussée par la passion dévorante de quelques-un pour le basket) la première association consacrée à ce sport. Au cœur de l’été de cette même année, le 2 août, l’Association Sportive et Laïque de Bouvines était créée. Aujourd’hui devenue le Cysoing Sainghin Bouvines Basket, et plus prospère que jamais, l’association fête quarante ans d’histoire, riches en rencontres, tant sportives qu’humaines. À cette occasion, Yellow Mag vous propose de parcourir quatre décennies inoubliables...

À cette époque, on sentait encore l’année 1968 souffler son vent de révolte sur le monde. Les radios résonnaient plus que jamais des refrains yéyé que les Beatles fraîchement séparés avaient rendus éternels. Le basket soviétique était sur le point de s’imposer pour la première fois face aux États Unis lors de la finale des Jeux Olympiques de Münich, et l’Association Sportive et Laïque de Bouvines naissait sous l’impulsion d’un instituteur et d’une poignée de passionnés.


Les premiers dribbles : 1972-1982

D’entrée présidée par Jean Laforge, lui même solidement épaulé par la triplette Louis-Maurice-Gilbert Wedlarski aux postes de vice-président, secrétaire et trésorier, l’ASLB comptait en 1972 déjà quatre équipes. Ces dernières étaient alors réparties dans les catégories Cadets et Seniors, et déclinées chacunes en versions masculine et féminine. Sur le plan sportif, la compétition était de rigueur, dans les championnats UFOLEP, mais également lors des nombreux tournois organisés à Bouvines, sur le traditionnel terrain extérieur, ou à Cysoing dans la salle Delescluse. En dehors des terrains, les actions extra-sportives de l’ASLB étaient elles aussi déjà bien présentes et appréciées. Jusqu’à la fin des années 80, un souper moules-frites rassemblait tous les amis du club chaque saison à la miseptembre à la salle paroissiale de Bouvines, et une fois l’automne bien entamé, un concours de belote venait à son tour rassembler joueurs et amis pour d’authentiques moments de convivialité.

Les premières années d’existence de l’association furent surtout placées sous le signe de l’apprentissage des rudiments du jeu en compétition. Pourtant, les trophées ne tardèrent pas à orner les étagères du siège sportif situé rue Felix Dehau à Bouvines. On a même pu assister aux coups d’éclats et autres reconnaissances individuelles. Pour exemple, Christian Coutelier, capitaine de l’équipe Cadets en 1975. Licencié à l’époque depuis seulement deux ans à l’ASLB, il intégrait cette année-là l’équipe du Nord UFOLEP pour affronter le Pas-de-Calais dans ce qu’on appellerait aujourd’hui un « All Star Game » régional. Comme le soulignait un article de Nord-Éclair de l’époque : « C’est une juste récompense pour cet élément de valeur qui fait à chacune de ses sorties preuve de combativité. »

Rapidement, les équipes Seniors se trouvèrent régulièrement engagées dans différentes Coupes. Les Seniors masculins remportèrent la coupe UFOLEP « Cambier » en 1980 et 1982, et participèrent à la Coupe de France UFOLEP en 1981. Les filles quant à elles continuaient de progresser et attendaient leur heure.



Pour mieux regarder vers l’avenir, la formation des plus jeunes fut un objectif important, reflétant ainsi les aspirations à des lendemains toujours plus éblouissants. Fin 1979, une école de basket destinée aux enfants de 9 à 12 ans fut donc mise sur pied et encadrée par les incontournables frères Wedlarski. Jusqu’en 1982 (année qui fêta la première décennie d’existence de l’association Bouvinoise) le nombre de joueurs augmenta peu à peu pour amener le nombre total de licenciés à presque cinquante.

Des hauts et des bas : 1982-1992

Alors que Valery Giscard d’Estaing cédait la présidence de la République à François Mitterand, Jean Laforge de son côté conservait celle de l’ASLB. Lors de cette période, le président fondateur vit grandir « son » association, mais aussi les adhérents qui la composaient. La troisième génération de Wedlarski, enfants de Gilbert et petitsenfants de Louis étaient en âge de tenir un ballon. Les succès sportifs souriaient régulièrement aux équipes bouvinoises, avec en fer de lance des joueurs aguerris tels que Roger Polez (qui évolua plus tôt au niveau National), Dominique Cornil, les frères Patrice et Christian Coutelier ou encore Philippe Hoyaux. Cette formation composée avant tout d’amis proches continua à décrocher les victoires, comme la coupe UFOLEP « Cambier » en 1983.

Les Seniors filles parvinrent elles aussi à briller et firent les beaux jours de l’ASLB et la fierté de leur entraîneur, Maurice Wedlarski. Engagées en coupe « Fingado », elles gagnèrent le trophée en 1983 et firent de même en coupe « Derieppe » les deux années suivantes. Les joueuses décisives se nommaient Nathalie Himpens, Nathalie et Valérie Laporte, qui dominaient par leur taille, et des joueuses rapides et adroites, comme les jumelles Wehrlin, Nathalie et Muriel dite « Muche ». Au terme de la saison 1983-1984, Maurice reçut le Diplôme de Reconnaissance de l’UFOLEP en remerciement de son implication au sein du club.

Au milieu des années 80, le basket fleurissait un peu partout en France, et les premiers joueurs professionnels firent leur apparition sur les parquets de l’hexagone avec en 1987 la création du « Comité des Clubs de Haut Niveau » qui devint plus tard la « Ligue Nationale de Basket-ball ». À Bouvines, l’ASLB obtint l’organisation des finales Départementales UFOLEP qui prirent place le 18 mai 1985. À cette occasion particulière, Jean Laforge reçut des instances UFOLEP la Médaille de Reconnaissance et Gilbert Wedlarski le Diplôme de Reconnaissance. En treize années d’existence, le petit club nordiste avait réussi à convaincre et à faire parler de lui, tant par ses résultats sportifs que par les valeurs qu’il véhiculait.

1985 s’annonçait comme l’année phare du basket bouvinois. Jean Laforge était parvenu à fédérer des hommes et des femmes de tous âges autour d’une passion commune, dans un esprit de partage et d’authenticité. L’organisation des finales Départementales UFOLEP fut le point d’orgue de cette fin de saison, en termes de reconnaissance sportive et d’engagement humain. L’ironie du sort fit que Jean Laforge, comme assuré des succès à venir, mouru le mardi 21 mai 1985 à l’âge de 86 ans, deux jours seulement après cet événement organisé par l’association qu’il fonda jadis. Instituteur honoraire, officier dans l’ordre des palmes académiques, médaillé d’or de la Ligue de l’enseignement, médaillé des amicales laïques UFOLEP et président-fondateur du club de basket de Bouvines, l’homme était apprécié dans son village et alentours. Toujours en fonction lors de sa disparition, il laissait donc inoccupé son fauteuil de président à l’ASLB. L’issue du conseil d’administration extraordinaire qui suivit donna à Gilbert Wedlarski le poste laissé vacant. Une page importante de l’histoire de l’association venait d’être tournée.



Après le décès de son président fondateur, l’ASLB accusa le coup et trouva difficilement les ressources nécessaires pour continuer à évoluer positivement. Le nombre de joueurs et joueuses commençait à diminuer, et engager plusieurs équipes en compétition devint délicat. Dans ces circonstances, l’existence de l’association sportive ne tenait plus qu’à l’engagement d’une seule et unique équipe. En 1986-1987, c’est une équipe Seniors mixte qui représentait Bouvines sur les parquets, et en 1988-1989 l’équipe Seniors féminine, pourtant championne du Nord la saison précédente, abandonna en cours de championnat par manque d’effectifs. Les Seniors masculins quant à eux s’engagèrent en FFBB pour les saisons 1989-1990 et 1990-1991, sans convaincre.

Conscients de la nécessité de réagir rapidement, et ayant eu vent de la construction d’une nouvelle salle de sport à Cysoing, les dirigeants de l’ASLB décidèrent de rejoindre la ville voisine avec l’appui de la municipalité cysonienne. En juin 1989, le club changea alors de nom pour devenir l’Association Sportive et Laïque Cysoing Bouvines. Et comme un changement n’arrive jamais seul, le siège fut transféré de la rue Felix Dehau à Bouvines, au café Monique, rue Béranger à Cysoing. Les années qui allaient suivre laissaient entrevoir la possibilité d’un nouveau souffle pour l’association. Le basket avait plus que jamais le vent en poupe. Pau-Orthez et Limoges brillaient jusqu’aux plus hauts niveaux européens, alors que les stars de la NBA fascinaient plus que jamais le monde.

Pour la saison 1991-1992, une équipe Cadets fut engagée dans le championnat UFOLEP. Quelques joueurs se distinguèrent alors, parmis lesquels Cédric Doignies, Guillaume Morel, Aymeric Mille et un certain Ludovic Wedlarski. Pour leur première saison, entraînés par Maurice Wedlarski et Christophe Degand, ils atteignirent la finale de la Coupe, mais concédèrent la victoire à Seclin.

À l’été 1992, grâce à la vague basket qui allait s’abattre sur la France et les défis qu’elle a su relever (le rapprochement avec la ville de Cysoing et les succès de son équipe Cadets) l’ASLCB allait retrouver de sa superbe, et atteindre des sommets dépassant les attentes les plus folles.

Un nouvel essor : 1992-2002

Très attendue à Cysoing, la nouvelle salle de sport (baptisée salle William Penny Brookes dans les années 2000) remplaça le terrain extérieur de handball généralement utilisé par les écoles de la ville. Cysoing, une petite ville en pleine expansion, avec un nombre d’habitants en pleine croissance, cinq écoles et de nombreuses associations sportives nécessitait l’acquisition d’un complexe sportif adapté à ses besoins et qui viendrait soulager une salle Paul Delescluse vieillissante.

Les ambitions non dissimulées du club de basket allaient grâce à cette nouvelle infrastucture se réaliser. L’objectif prioritaire était d’attirer de nouveaux licenciés et pourquoi pas de faire naître de nouvelles vocations. À l’approche des Jeux Olympiques de Barcelone, qui promettaient d’être les plus beaux jamais organisés, l’impatience grandissait du côté des amateurs de basket. En effet, l’année 1992 marqua un tournant important dans le basket olympique, quand pour la première fois les joueurs professionnels furent autoriser à représenter leur pays dans cette compétition. Ainsi, outre le niveau de jeu élevé, le basket-spectacle fit une apparition très largement applaudie sur les parquets européens. Les star américaines, déjà connues des plus experts, allaient suciter un engouement mondial pour la balle orange. La médiatisation grandissante du basket sur les chaînes de télévision françaises ne fit qu’accélérer le phénomène, si bien qu’à la rentrée sportive 1992-1993, un raz de marée de jeunes joueurs déferla dans les salles de sport de tout l’hexagone. La Dream Team de Michael Jordan, Magic Johnson et autre Larry Bird avait remporté l’or Olympique sans surprise, laissant aux joueurs du monde entier des images inoubliables. Les dirigeants de l’ASLCB, n’en attendaient pas tant. De nouveaux joueurs (débutants pour la plupart) trouvèrent rapidement le chemin des vestiaires cysoniens et ajoutèrent un nouveau rendez-vous hebdomadaire à leur emploi du temps ; le rendez-vous du basket!

Le nombre d’équipes passa dans un premier temps de deux à trois, avec la création d’une équipe Minimes garçons qui vint s’ajouter aux formations Seniors et Cadets. Maurice Wedlarski, alors libéré des responsabilités d’entraîneur Seniors, se chargea de former les nouvelles recrues. Quelques joueurs efficaces formèrent un noyau dur composé de Jérémy Cannière, Guillaume Delafaix, Franck Mille, Ludovic Jonquiert, Nicolas Jonckheere et Sébastien Lecocq. Les premières rencontres des Minimes dans le championnat UFOLEP reflétèrent bien le travail qu’il leur restait à accomplir. Les victoires furent rares mais l’envie de jouer resta intacte. Dans les catégories supérieures, les Cadets accueillirent de nouveaux joueurs qui marquèrent eux aussi leur temps : Mathieu Loridan (formé initialement au club de Hem) et David Vandersippe, transfuge du club de football de Cysoing. Les Seniors quant à eux appréhendaient les compétitions plus sereinement, conscients que leurs années fastes étaient derrière eux.

Septembre 1992 fut décidément un mois charnière quand fut inaugurée dans la salle des sports flambant neuve de Cysoing la première édition du Tournoi Jean Laforge. L’occasion pour l’ASLCB de montrer sa fougue retrouvée et de rendre hommage au fondateur de l’association sans qui rien n’aurait été possible. Le tournoi fut initialement une compétition exclusivement réservée aux Cadets, puis accueillit également les Minimes garçons à partir de la saison 2000-2001. Toujours organisé à ce jour chaque année à la mi-septembre, le tournoi Jean Laforge donne le coup d’envoi des activités de l’association pour la saison sportive qui suit. Certes modeste, il est devenu au fil des ans un tournoi reconnu et apprécié dans la région.



Chaque nouvelle saison apportait un souffle d’âme supplémentaire à l’ASLCB, et le palmarès sportif du club reprit rapidement des couleurs grâce notamment aux bons résultats de la catégorie Cadets et plus tard des Minimes et Seniors garçons. Le passage de témoin aux nouvelles générations se concrétisa en 1994 par la création d’une deuxième équipe Seniors, composée des Cadets fraîchement promus.

Jusqu’à la fin des années 90, les basketteurs de l’ASLCB ne cessèrent de hausser leur niveau de jeu. De nouvelles catégories virent le jour et se lancèrent en compétition, L’équipe Seniors A, formée d’un groupe jeune et très soudé symbolisant plus que jamais l’esprit d’équipe et le renouveau du club, montra la voie à suivre au reste des équipes du club. À la rentrée 1999-2000 furent engagées des équipes Benjamins et Poussins prometteuses, confirmant les espoirs placés dans les catégories jeunes. La multiplication des équipes exigea un nombre d’entraîneurs plus grand. Ludovic Wedlarski avait déjà prit les rênes de la catégorie Cadets, et Mathieu Loridan prit celles du groupe Minimes. Quelques volontaires s’essayèrent à la discipline (Sébastien Lecocq, Hubert Verduyn, David Vandersippe, Nicolas Jonckheere), mais peu d’entre eux se lancèrent durablemement dans l’aventure. Face à ces difficultés, les plus anciens (notamment Maurice Wedlarski et Philippe Hoyaux) se chargèrent maintes fois d’encadrer les plus jeunes.

Chez les Seniors, la catégorie phare du club entraînée par Gilbert Wedlarski, les aléas de la vie modifièrent régulièrement la composition du groupe, et de nombreux départs changèrent quelque peu le visage de l’équipe. Pourtant, la magie qui animait cette dernière rendit facile l’intégration de nouveaux joueurs.



À l’issue de la saison 1998-1999, l’ASLCB eut la responsabilité d’organiser les finales de coupe UFOLEP. Les seniors A, toujours en voix d’apprentissage, étaient alors qualifiés pour les deux coupes Seniors mais ne réussirent pas à s’imposer. Les Cadets quant à eux parvinrent à conserver leur titre acquis la saison précédente. Plus tard, en 2001, les Seniors A prouvèrent qu’en deux ans de travail, ils avaient su élever leur niveau de jeu. Grâce au duo d’entraîneurs Emmanuel Vandevoorde et Christophe Decockman, ils portèrent les couleurs de l’ASLCB jusqu’au niveau régional UFOLEP et remportèrent de nombreuses coupes. Les défaites cauchemardesques face aux équipes vieillissantes de Chéreng ou Wattrelos firent enfin place à de nouveaux horizons émaillés de victoires méritées.

Suite à ces résultats plus qu’encourageants, les dirigeants décidèrent d’engager Seniors A et Cadets en championnat Honneur Départemental FFBB. D’emblée, les Seniors A se frayèrent un chemin vers la Promotion Départementale, ce qui permit aux Seniors B de suivre le même chemin que leurs prédécesseurs dès l’année suivante. À l’aube de la saison 2002-2003, l’ASLCB était alors représentée par trois équipes en FFBB, une première pour l’association qui comptait alors plus de cent licenciés, son record historique.

Le tournant important entamé au début des années 90 fut le ressort d’une évolution majeure pour tout notre club, et propulsa ses ambitions sportives vers des hauteurs inespérées. Pourtant, un élément important fut la pièce maîtresse de la cohésion générale entre joueurs, entraîneurs, encadrants divers et parents. Cet élément fort, bien que lié à un club sportif prend souvent toute sa dimension hors des terrains. Les années 90, outre leurs résultats sportifs inespérés furent le théâtre de nombreuses manifestations extra-sportives. L’ASLCB fit alors parler d’elle lors du carnaval de Cysoing, en 1998 et 2000, et dans la mesure du possible chaque année lors du Paris-Roubaix où un stand de restauration continue d’attirer les foules enjouées. Autre élément important, et lien privilégié entre tous les acteurs de la réussite humaine et sportive de l’ASLCB, Yellow Mag fut présenté comme le nouveau moyen de communication interne au club. Ce projet ambitieux fut lancé à la fin de la saison 2000-2001 sous l’impulsion de Mathieu Loridan, rapidement secondé par Sébastien Lecocq. Proposé sous forme d’un magazine d’une dizaine de pages, Yellow Mag proposait déjà à l’époque des articles sur la vie du club, des photos parfois rares, et des informations diverses en rapport avec le basket. Toujours présent aujourd’hui, le magazine continue d’écrire la « mémoire du club », comme le soulignait justement Gilbert Wedlarski lors d’une interview accordée en 2003.

Ambitions et succès : 2002-2012

Une fois ses esprits retrouvés et sa stature accrue, l’association chère aux basketteurs du Pévèle-Mélantois entreprit de fêter ses 30 ans d’existence. Un match de gala Nationale 3 opposant le Basket Club Orchies à la Saint Michel Tourcoing fut organisé à l’issue de la saison 2001-2002, et un numéro spécial de Yellow Mag retraça à cette occasion l’histoire du club.

Les bons résultats sportifs des équipes évoluant en jaune et bleu appellèrent à une certaine reconnaissance de la part de la ville de Cysoing. À l’instar des associations sportives les plus couronnées de lauriers en compétition, l’ASLCB fut invitée par la municipalité de Cysoing à participer au Trophée des Champions. Cette belle initiative, visant à récompenser les sportifs cysoniens ayant brillé la saison précédente, fut organisée à Cysoing en 2002, puis chaque année le jour de la fête du sport. Malheureusement, après quelques éditions seulement, l’événement ne fut plus reconduit.

Après quelques saisons fructueuses passées en FFBB, notre club continua à se démener pour permettre de former des joueurs et des joueuses de plus en plus jeunes. Les dirigeants étaient conscients que la réussite future des équipes adultes de l’ASLCB allaient dépendre de cet aspect. En 2003, deux nouvelles catégories font leur apparition : les Baby-Basket, pour avant tout donner le goût du jeu aux tous-petits, et les Mini-Poussins qui tentèrent tout de suite l’aventure en championnat UFOLEP.

Pendant trois saisons, une certaine stabilité s’installa dans le fonctionnement de l’ASLCB. Le nombre d’équipes arrivait à son maximum en raison des limites imposées par les créneaux horaires des salles de sport cysoniennes, et le problème récurrent de manque d’entraîneurs trouvait infailliblement une reconduction chaque année. Pourtant, l’énergie et la volonté des membres actifs du club permirent de trouver les ressources nécessaire pour faire face. Quelques nouvelles actions continuèrent de susciter l’intérêt pour le basket et de créer des rentrées d’argent supplémentaires indispensables pour couvrir des frais internes grandissants, les subventions municipales étant loin de permettre de les assumer seules. En 2004, des produits dérivés firent échos aux fanions « ASLCB » vendus à la fin des années 90. T-shirts, bracelets éponges et autres porte-clés aux couleurs du club commencèrent à être proposés à la vente et une opération « Grilles de Noël », une tombola avec lot à la clé fut mise en place. Encore une fois, les nouveautés trouvèrent leur public puis l’enthousiasme retomba progressivement. Cette même année 2004, plusieurs déplacements en bus au Palais des Sports de Gravelines furent organisés pour assister aux rencontres du BCM à domicile. Une initiative qui rencontra un franc succès à ses débuts, mais fut abandonnée au bout de quelques saisons suite à la forte diminution du nombre de participants. L’année suivante, l’ASLCB voulut renouer avec les repas d’antant et organisa le 17 décembre à la salle communale de Bourghelles son premier « Ch’ti repas ». Ce rassemblement festif devint alors un moment attendu de tous. Encore aujourd’hui, de nombreuses personnes proches et moins proches du club n’hésitent pas à se joindre à ce rendezvous des bons-vivants qui célèbre si bien le sport et l’amitié. Cette saison marqua donc une volonté certaine de grandir et de regarder encore plus loin vers l’avenir, mais encore fallait-il que les infrastructures cysoniennes le permette...

Au cours des années 2000, la vie associative à Cysoing prit un ampleur comme jamais elle n’en avait connu. L’expansion des différents clubs sportifs rendit de plus en plus difficile le partage des salles de sport. En 2006, après deux années de sollicitations auprès des municipalités possédant au moins une salle de sports mais aucun club de basket, l’ASLCB reçut une réponse favorable de la part de la mairie de Sainghin-en-Mélantois. Sans plus attendre, le conseil d’administration de l’association sportive décida d’un rapprochement stratégique avec ce village voisin et officialisa la nouvelle lors de l’assemblée générale du 26 juin 2006. Suite à cet engagement de grande ampleur, l’ASLCB changea de nom et devint le club intercommunal de Cysoing et Sainghin-en-Mélantois. Le Cysoing Sainghin Bouvines Basket allait écrire les pages futures de l’histoire entamée par Jean Laforge, et comme un hommage conserver dans son âme et son nom la reconnaissance envers sa ville natale.

La saison 2006-2007, outre la naissance du CSBB et l’accès au complexe sportif de Sainghin-en-Mélantois vit sortir de terre à Cysoing la salle Pierre de Coubertin, dédiée exclusivement à la gymnastique. L’inauguration de ce nouveau complexe permit de libérer de nouveaux créneaux horaires aux autres associations, dont le CSBB. Dès lors les résultats sportifs encourageants continuèrent à affluer, tout comme les licenciés, et pour la première fois une équipe du club Événement / 40 ans de basket (les Seniors A en l’occurence) évolua au niveau régional. Malheureusement, l’objectif du maintien fut manqué de peu et il fallut accepter de tout recommencer à deux reprises pour finalement convaincre et rester à ce niveau en 2011. La même année vit la création du Centre Entraînement Club (CEC), destiné aux équipes Benjamins et Minimes masculins et leur permettant de bénéficier d’un deuxième entraînement spécifique sur les fondamentaux. La saison suivante, alors que Gilbert Wedlarski passait le flambeau à son fils Ludovic au poste de Président, deux équipes Seniors supplémentaires furent créées. Les Seniors filles, en conséquence logique de l’arrivée des Cadettes dans la catégorie supérieure, et les Seniors C, équipe masculine désireuse de « s’amuser en compétition ». À cette même époque, on songeait déjà à instaurer un tournoi de Pâques, chose qui fut faite les années qui suivirent.

Structurellement, le CSBB nouvellement créé trouva rapidement son équilibre et se tourna de plus en plus vers une affiliation unique à la FFBB. Ainsi, dès la saison 2009-2010, plus aucune formation CSBB engagée en compétition n’était licenciée en UFOLEP. La formation Cadets tenta d’imiter les Seniors dans leur accession au niveau Régional, mais son ambition fut stoppée trop tôt ce qui l’amena à évoluer en Excellence Départementale. Forte de quelques résultats intéressants, la saison qui précéda n’augurait pourtant d’aucune bonne chose. Une diminution de l’engagement bénévole, et un léger recul du nombre d’adhérent firent quelque peu douter les membres les plus impliqués. Un appel à un investissement humain plus important fut nécessaire pour relancer durablement la machine. Afin de garder le contact avec le large cercle de ses licenciés et tous ceux qui les entourent, le magazine qui contribua à la diffusion des informations sur la vie du club refit son apparition. Yellow Mag, après trois saisons sans parution, faute de volontaires dévoués au contenu rédactionnel, reparut sous un aspect plus abouti mais abandonna sa parution trimestrielle pour une fréquence annuelle, plus facilement gérable. Des weekends « Tous en Jaune et Bleu », invitant à venir assister aux rencontres à domicile d’un maximum d’équipes du club furent régulièrement organisés, renforçant ainsi la cohésion entre les différentes catégories de licenciés. C’est à force d’y croire et de continuer à sensibiliser un maximum de gens à ses attentes, que le CSBB a su retrouver une certaine sérénité.



En 2011, pas moins de treize équipes ont évolué en compétition sous le mailot du CSBB, avec en plus un groupe Loisir très étoffé et friant de rencontres amicales, et les équipes de tous-petits, pas encore prêtes pour le grand bain. Même si le bénévolat vit des heures difficiles, notre club peut toujours compter sur les plus courageux, parmis lesquels les premiers licenciés, de nouveaux passionnés, et quelques anciens qui reviennent après quelques temps passés à parcourir le monde. De nouveaux défis sont lancés comme récemment le Pâqu’Sport qui a réuni de nombreux parents et enfants, jeunes et moins jeunes autour d’une idée commune du sport. La force du CSBB tient dans sa capacité à mêler passion du basket, ambitions sportives, partage et convivialité.



Aujourd’hui, alors que le club historique s’apprête à souffler ses quarante bougies, qu’il approche à grands pas du cap des deux cent licenciés, et que le basket français tout entier s’apprête à briller à Londres, chacun peut espérer que les trophées continueront à s’accumuler et que de nombreux titres viendront s’ajouter à ceux déjà bien présents dans notre palmarès sportif. Le chemin parcouru depuis 1972 a permis de faire vivre le basket à des centaines de joueurs et de joueuses, mais aussi à de nombreux curieux qui ont côtoyé notre petite association. En cette année 2012, Yellow Mag se réjouit d’être le témoin particulier de cet anniversaire et l’espère des nombreux autres à venir.

S.L. ; L.W. ; M.L. ; M.D.